ISSN 1840 - 8184 Justice, Vérité, Miséricorde HEBDOMADAIRE CATHOLIQUE NUMÉRO 1857-1858 du 02 avril 2026 N° 1221/MISP / DC / SG / DGAI / SCC
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Justice, Vérité, Miséricorde Journal 1857-1858 du 02 avril 2026

La Croix du Bénin | Actualité

Publié le : 2026-04-02 14:20:26

CENTENAIRE D’EVANGELISATION DE VAKON

Dédicace de l’église Notre-Dame de l’Assomption

Les fidèles de la paroisse Notre-Dame de l’Assomption de Vakon, dans
le diocèse de Porto-Novo, ont rendu grâce au Seigneur pour le centenaire
d’évangélisation continue de leur localité. De 1926 à 2026, la communauté s’est
métamorphosée sur divers plans. Sa nouvelle église consacrée représente le
symbole de son unité et de son cheminement progressif et croissant dans la foi.
Pour certains, Vakon s’inscrit dorénavant sur la liste des communautés les plus
vivantes du diocèse.

Le Père-curé Paul Akplogan remettant à Mgr Aristide Gonsallo, évêque de Porto-Novo, les reliques de Saint Jean-Paul II, pour la consécration de l'église de Vakon, le 28 mars 2026

Le Père-curé Paul Akplogan remettant à Mgr Aristide Gonsallo, évêque de Porto-Novo, les reliques de Saint Jean-Paul II, pour la consécration de l'église de Vakon, le 28 mars 2026

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► Une œuvre architecturale magnifique

Le samedi 28 mars 2026, Mgr Aristide Gonsallo, évêque de Porto-Novo, a accompli l’acte rituel solennel de la dédicace de l’église Notre-Dame de l’Assomption de Vakon. Le rite a été suivi de la célébration eucharistique en présence de près de 120 prêtres et sous le regard admiratif du président béninois Patrice Talon.

Au premier plan, le président Patrice Talon avec à ses côtés, le couple Appoline et Louis Vlavonou et Victor Dassi Adossou, président de la Cour suprême

Au premier plan, le président Patrice Talon avec à ses côtés, le couple Appoline et Louis Vlavonou et Victor Dassi Adossou, président de la Cour suprême

Florent HOUESSINON

Ses confrères l’appellent affectueusement "Le bâtisseur". Lui-même se veut apôtre du « Beau », l’autre attribut de Dieu (cf. La mémoire du temps, plaquette de la consécration de l’église Notre-Dame de l’Assomption de Vakon, p. 18). En un quart de siècle de ministère curial, le Père Paul Akplogan a réussi à faire consacrer trois églises à Porto-Novo : Sacré-Cœur de Ouenlinda, Sainte Anne d’Attakè et tout récemment Notre-Dame de l’Assomption de Vakon, dont il a pris la charge il y a bientôt 7 ans. « Il a reçu une onction particulière ! Ça ne court pas les rues et nos rangs ! », lance un prêtre lors de la procession de sortie, le 28 mars dernier. Après le rite d’ouverture des portes, le Père-curé Paul Akplogan présente l’édifice et ses caractéristiques. À l’entrée et au sommet est fixée la statue de « Notre-Dame de l’Assomption, les bras ouverts pour vous introduire à son Fils ». Au pied de la Croix glorieuse du chœur se trouve l’autel, symbole de la mort-résurrection de Jésus-Christ.

L'architecture de l'église de Vakon sort de l'ordinaire. Elle est  dotée d’un aménagement paysager dans le sillage de l’encyclique Laudato Si’. À l’intérieur, tout resplendit et magnifie la grandeur de Dieu : des vitraux aux carreaux, de la décoration aux mobiliers sacrés, dont l’autel construit en pierres précieuses. Les bâtiments annexes de peinture grise fraiche portent le nom des prédécesseurs du Père-curé Akplogan, à savoir les Pères Thomas Laly (2002-2007), Pyrrhus Agonhossou (2008-2013) et Modeste Dohou (2013-2018). C’est ce dernier qui a conduit de bout en bout la cérémonie en sa qualité de cérémoniaire diocésain. L’’homélie de Mgr Aristide Gonsallo, évêque de Porto-Novo, s’articule autour de trois priorités: la Parole de Dieu, la prière et le travail (cf. Homélie). Présence remarquée et saluée« Talon à Vakon ! C’est inimaginable pour notre petit village ! Le Père Paul a fait d’une pierre deux coups », se réjouit Lucienne, la soixantaine, quand le président de la République, tout de blanc vêtu, descend de son véhicule, salue des deux mains jointes la foule. Discret et patient, il assiste à l’acte rituel solennel de la dédicace qui dure 4h, réparti en 4 étapes : les rites d’ouverture, la liturgie de la Parole, les rites de consécration et la liturgie eucharistique. « M. le président de la République, en revoyant toute la stratégie qui a été menée entre vous et moi jusqu’à ce que vous soyez présent ici dans la grosse surprise de ma personne ; en vous voyant chanter pieusement les chants latins tout à l’heure, j’ai compris pourquoi vous êtes attentif à la construction de la maison de Dieu en général, et de celle-ci en particulier », déclare le Père-curé Paul Akplogan dans son mot de remerciement. Il ajoute : « Par votre obéissance au souffle de Dieu qui vous a fait bitumer en ce moment même le tronçon Azohouè-Avagbodji, vous avez facilité l’accès à cette maison de Dieu. Vous lui avez donné de la visibilité et vous vous imposez comme le premier à assurer son entretien comme l’exige désormais sa qualité de maison de Dieu. Les prières qui s’élèveront d’ici jour après jour, assureront l’entretien du corps, de l’âme et de l’Esprit de chacun des membres de la famille Claudine et Patrice Talon ».Deux autres interventions ont marqué la fin de la messe. Le Père Simon Kêkê, vicaire judiciaire diocésain, a procédé à la lecture du décret de dédicace de l’église de Vakon. Il a également rendu publiques les indulgences plénières que l’Évêque accorde à tous les prêtres concélébrants et à tous les fidèles catholiques selon les dispositions de la Sainte Église Catholique Romaine. Prenant à son tour la parole, Mgr Aristide Gonsallo a exprimé sa gratitude au président Patrice Talon, au couple Appoline et Louis Vlavonou, président honoraire de l’Assemblée nationale (2019-2026), aux dignitaires des autres confessions présentes et à tous les fidèles. Il a dévoilé, lors de la procession de sortie, l’écriteau  de l’événement qui se situe sur le porche de l’église.

► « Tout est réalisé pour célébrer Dieu, pour entendre sa Parole et recevoir les sacrements » (Homélie de Mgr Aristide Gonsallo, évêque de Porto-Novo)

Au cours de la messe de la consécration de l’église de Vakon, Mgr Aristide Gonsallo a insisté sur le sens de la dédicace d’une église, le seul culte auquel elle est désormais vouée, et les leçons à retenir de l’acte rituel accompli.

Mgr Aristide Gonsallo

Mgr Aristide Gonsallo

Mgr Aristide GONSALLO, ÉVÊQUE DE PORTO-NOVO

C

hers frères et sœurs en Christ,En cette occasion solennelle de la dédicace de cette église paroissiale sous le patronage de Notre-Dame de l’Assomption, je voudrais commencer ma méditation par rassurer ceux et celles qui s’interrogent sur l’opportunité d’un tel événement pendant le Carême. La dédicace d’une église est comme une fête des sacrements de l’Initiation. Rien n’empêche qu’elle soit faite pendant le Carême, mais le rituel liturgique doit s’adapter à la sobriété de cette période. Bien que ce soit une célébration festive, l’usage veut que l’on évite la solennité excessive. Ainsi, la dédicace se fera sans décoration florale intempestive. Si la dédicace a lieu en semaine, on peut porter les vêtements liturgiques de fête, chanter le Gloria mais sans l’acclamation de l’alléluia. Fort de ces arguments liturgiques, je voudrais nous inviter à entrer davantage dans l’esprit de la dédicace de cette église. Le temps est à l’action de grâce envers Dieu qui donne à des hommes de lui bâtir une demeure. Comme l’affirme si bien Saint Augustin : L’édifice, ou plutôt sa construction, se fait dans la peine ; la dédicace se fait dans la joie.C’est dans cette dynamique de la joie de la dédicace que je partage avec vous un fait de la vie courante. Il arrive quelquefois qu’un être humain ait envie de raconter une histoire et d’en faire un livre. Au moment d’achever le manuscrit, l’auteur décide parfois de mettre en exergue une citation, un mot ou une phrase, qui retiendront l’attention du lecteur. Lorsque cet auteur est connu ou si le thème de l’ouvrage est particulièrement important, il peut se prêter à une séance de dédicace qui consiste pour lui à écrire de sa propre main un mot particulier pour une personne qui en formule la demande. L’écrivain n’est l’auteur matériel ni du livre, ni du papier, ni de la couleur, ni des caractères, mais seulement de la pensée renfermée dans ce livre. Pourtant, il ajoute une touche personnelle adressée à tel ou tel destinataire. Et cette disposition fait la joie voire l’honneur de celui qui a demandé la dédicace.Toutes proportions gardées, il y a dans la liturgie de ce jour, une certaine analogie entre cette pratique courante et la consécration de cette église paroissiale. À première vue, des hommes et des femmes ont travaillé à partir de plans conçus et mis en œuvre par les curés successifs sur cette paroisse. Dieu ne semble pas l’auteur de cette construction qui a été réalisée par des hommes. Il n’est pas davantage l’auteur de l’agencement ni des couleurs et de la hauteur, ni des formes et du volume. C’est l’occasion de saluer tous les curés successifs et leurs collaborateurs sur cette paroisse, depuis sa création jusqu’à ce jour avec l’actuel curé, le père Paul Akplogan. Vaillant pasteur devant l’Éternel, le Père Paul Akplogan mérite notre considération pour avoir su conduire de main de maitre cette œuvre architecturale incommensurable, d’une valeur connue, certes, des hommes, mais surtout de Dieu lui-même, Celui qui construit la maison, comme le rappelle Saint Paul dans la deuxième lecture (cf. 1 Co 3,11).Merci donc au Père Paul Akplogan et hommage à tous ceux et celles qui ont milité par leurs œuvres, leur générosité, leurs précieuses contributions à bâtir un édifice unique et splendide pour le Seigneur. Oui, comme l’affirme Saint Augustin : Pour que soit construite cette maison de prière, [Dieu] a éclairé les âmes de ses fidèles, il a éveillé leur ardeur, il leur a procuré de l’aide ; à ceux qui n’étaient pas encore décidés, il a inspiré la décision ; il a secondé les efforts de bonne volonté pour les faire aboutir. Et ainsi Dieu, qui produit chez les siens la volonté et l’achèvement parce qu’il veut notre bien, c’est lui qui a commencé tout cela, et c’est lui qui l’a achevé. Que Dieu, l’architecte de tout, bénisse et consolide l’ouvrage de nos mains !Pour en revenir à notre métaphore filée de la dédicace, vous convenez donc avec moi que c’est bien Dieu qui est à l’origine de tout. Tout est réalisé pour célébrer Dieu, pour entendre sa Parole et recevoir les sacrements qu’Il a préparés pour nous. Par la dédicace, Dieu prend en quelque sorte possession de ce lieu où Il adressera à chacun par l’Esprit Saint une grâce, une phrase, un mot, un signe qui seront directement destinés à celui ou celle qui les recevra. Cette dédicace personnelle et affective de Dieu changera la vie des destinataires que nous sommes. Ainsi, par cette dédicace, notre église paroissiale devient un lieu de rencontre du peuple de Dieu avec Dieu lui-même, un lieu de célébration, mais aussi un lieu de conversion et d’intimité où nous recevons tant de grâces si nous nous y disposons !Chers frères et sœurs en Christ, à la lumière de cette méditation sur le sens de la dédicace, et au regard des lectures de cette célébration, comme Saint Paul VI dans une homélie à Nazareth, je dirais que nous ne repartirons pas d’ici sans avoir retenu trois leçons ou recommandations.La première leçon de cette dédicace consiste à donner la priorité à la Parole de Dieu en chassant les marchands du temple de notre cœur. C’est le signal sublime de Jésus dans l’Évangile de ce jour. Même quand nous nous approchons de Dieu pour la prière, notre cœur de croyants demeure parfois encombré de marchandises et de calculs, comme un temple profané. C’est à juste titre que le Pape Léon XIV nous exhorte en ces termes dans son message pour le Carême : Cette année, je voudrais attirer l’attention, en premier lieu, sur l’importance de laisser place à la Parole à travers l’écoute, car la disposition à écouter est le premier signe par lequel se manifeste le désir d’entrer en relation avec l’autre. Aux yeux de Jésus dans l’Évangile de ce jour, les Juifs sont en train de transformer insidieusement ce lieu de prière et d’étude des Écritures en maison de commerce. Nous sommes appelés à donner la première place à l’écoute de la parole de Dieu dans nos familles, Églises domestiques, et sur cette paroisse à travers la liturgie de la parole dans les célébrations, la catéchèse, le magistère de l’Église et toutes formes d’approfondissement doctrinal. Ainsi, nous serons comme les disciples qui ont cru à la parole que Jésus leur avait dite, ou encore comme ces Juifs qui, pendant que Jésus était à Jérusalem pour la fête de la Pâque, [ont cru] en son nom, à la vue des signes qu’il accomplissait. L’écoute de la Parole de Dieu précède et consolide la prière et les sacrements.Ainsi, la deuxième leçon de cette dédicace consiste à donner la priorité à la prière et à la fréquentation des sacrements, fruits de l’écoute et de la pratique de la Parole de Dieu. Nous l’avons dit : la dédicace d’une église est comme une célébration des sacrements à l’initiation : baptême, eucharistie, confirmation. Dans la première lecture, la prière du roi Salomon nous révèle en ces termes le lien intrinsèque entre l’écoute de la Parole et la prière : Quel que soit le motif de la prière ou de la supplication émanant de tout homme ou de tout ton peuple […], dès l’instant où chacun reconnaît la plaie de son cœur et qu’il tend les mains vers cette Maison, toi, dans les cieux où tu habites, écoute, pardonne et agis. Notre rapport régulier aux sacrements est un élément clé autour duquel se construit notre vie chrétienne. Nous avons à réveiller notre foi dans la réception fréquente des sacrements, notamment l’eucharistie et la réconciliation.La même prière du roi Salomon nous révèle l’universalité des effets de la prière en ces termes : Si donc, à cause de ton nom, un étranger, qui n’est pas de ton peuple Israël, vient d’un pays lointain prier dans cette Maison, toi, dans les cieux où tu habites, écoute-le. Exauce toutes les demandes de l’étranger. Ainsi, l’espace géographique consacré n’est pas un lieu réservé à quelques-uns. Par conséquent, personne ne devra jamais se sentir étranger dans la maison de Dieu. Pour employer une image contemporaine, je pourrais dire que, dès son origine, l’ADN de l’Église, c’est la mission. L’Église est toujours en sortie, tournée vers les hommes et femmes qui ont soif de Dieu. Que cette dédicace fasse de nous une communauté toute entière missionnaire !Ainsi, la troisième leçon de cette dédicace consiste à travailler et à construire ensemble dans la synodalité et dans la charité. C’est non seulement une recommandation des lectures du jour, mais c’est encore une invitation du Pape Léon XIV dans son message pour le Carême : Nos paroisses, les familles, les groupes ecclésiaux et les communautés religieuses sont appelés à accomplir pendant le Carême, un cheminement commun. Le plus grand danger qui nous guette est bien de croire à un moment que tout se réalise et s’accomplit par nous exclusivement. C’est de faire un peu comme cette araignée qui, reliée à l’arbre par un fil, lorsqu’elle a tissé sa toile, ne perçoit plus l’importance de ce fil levé vers le ciel, le coupe et voit la toile fondre sur elle et l’enfermer. Dieu est celui qui nous maintient ensemble et nous unit les uns avec les autres. Cela rend caduque toute tentative de développement solitaire.À l’école de la synodalité sur cette paroisse, chaque baptisé apprendra à découvrir que sa place est indispensable dans l’Église. C’est pourquoi j’invite tous les fidèles, les jeunes en particulier, à intégrer davantage les associations, les groupes de prière et les mouvements pour participer ensemble à la vie de la paroisse. L’engagement au service de l’Église n’est pas facultatif, mais il est constitutif de notre foi. Et la construction de la maison de Dieu ne peut se réaliser que dans la charité. Comme l’écrit si bien Saint Augustin : On ne fait la maison de Dieu que lorsque la charité vient tout assembler. Si ce bois et cette pierre n’étaient pas réunis selon un certain plan, s’ils ne s’entrelaçaient pas de façon pacifique, s’ils ne s’aimaient pas, en quelque sorte, par cet assemblage, personne ne pourrait entrer ici. Enfin, quand tu vois dans un édifice les pierres et le bois bien assemblés, tu entres sans crainte, tu ne redoutes pas qu’il s’écroule.Confions ces trois défis à l’intercession de la Vierge Marie, Notre-Dame de l’Assomption, de Saint Jean-Paul II dont les reliques seront scellées dans cet autel. Que leur intercession nous donne la promptitude dans la réponse, l’ardeur dans la collaboration à l’œuvre du Royaume de Dieu.C’est pourquoi je voudrais simplement reprendre à notre attention et dans notre intérêt à tous, la prière de Salomon dans la première lecture : Seigneur, sois attentif à la prière et à la supplication de ton serviteur. Écoute, Seigneur mon Dieu, la prière et le cri qu’il lance aujourd’hui vers toi. Que tes yeux soient ouverts nuit et jour sur cette Maison, sur ce lieu dont tu as dit: “C’est ici que sera mon nom”! Écoute donc la prière que ton serviteur fera en ce lieu. Écoute la supplication de ton serviteur et de ton peuple […] lorsqu’ils prieront en ce lieu. Toi, dans les cieux où tu habites, écoute et pardonne dès aujourd’hui et pour toujours. Amen.

« Quand la communion est établie, Dieu bénit tous les projets »

Père Paul Akplogan, Curé de la paroisse Notre-Dame de l’Assomption de Vakon

Père Paul Akplogan, Curé de la paroisse Notre-Dame de l’Assomption de Vakon

Propos recueillis par Michaël GOMÉ & Florent HOUESSINON

Je retiens que la boucle est bouclée pour moi et pour cette communauté chrétienne catholique. Après la paroisse Sacré-Cœur de Porto-Novo, Sainte Anne d’Attakè, voici l’église Notre-Dame de l’Assomption de Vakon consacrée sous ma tutelle à l’occasion de son centenaire d’évangélisation. Je remercie tous ceux qui ont travaillé à l’avènement de ce jour. Je remercie Mgr Aristide Gonsallo, les prêtres et mes amis. C’est de leur cœur bienveillant qu’ils ont apporté ce qu’ils ont pour construire la maison de Dieu.

Cela fait 24 ans que j’ai commencé à être curé. En même temps que je maintiens la communauté chrétienne vivante dans la prière par les sacrements et la catéchèse, je travaille à trouver une belle maison pour Dieu. Je fais en sorte que Dieu, la Beauté par excellence, se sente chez lui pour qu’en entrant dans l’église, les fidèles ressentent la présence d’un être immensément grand. Je demande aux fidèles de serrer le coude avec leur curé. L’obéissance et la détermination donnent le résultat que vous constatez à travers cet édifice. Ce que je préserve quand j’entre dans une communauté comme curé, c’est la communion, la joie des fils et filles de Dieu. Quand cette communion est établie, Dieu bénit tous les projets. 

« La victoire est pour toute l’équipe »

Propos recueillis par Michaël GOMÉ & Florent HOUESSINON

Mes impressions sont
comparables à celles de la fin d’un match de football. La victoire est pour
toute l’équipe qui a joué sur le rectangle vert. Revenant au champ
pastoral  et particulièrement à celui de
Vakon, je voudrais constater à nouveau que c’est Dieu qui décide du moment de
la moisson. Il faut simplement semer et ne pas attendre récolter dans
l’immédiat.

« Ce sont des pasteurs dévoués qui ont travaillé »

Pascal Agossou, Vice-président de la paroisse Notre-Dame de l’Assomption de Vakon

Pascal Agossou, Vice-président de la paroisse Notre-Dame de l’Assomption de Vakon

Propos recueillis par Michaël GOMÉ & Florent HOUESSINON

En
méditant cet événement inédit, il me vient à la mémoire la parole prophétique
de Mgr Marcel Agboton. En 2001, quand il était venu poser la première pierre de
notre presbytère, il a vu un gamin qui se prénommait Sônagnon (qui veut
dire : l’avenir sera radieux). Et à Mgr Agboton, paix à son âme, de
dire : « Sô na gnon na Vakon » (ce qui veut dire : Vakon
a un avenir prometteur). Aujourd’hui, l’église de Vakon répond aux exigences d’un lieu sacré de culte. 

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