Le Rapport Perspectives économiques en Afrique 2026 de la Banque africaine de développement (Bad) publié au cours du 2e trimestre de l'an 2026, a souligné l’état solide des fondamentaux macroéconomiques du Bénin. Ainsi, on note que le déficit budgétaire a été ramené de 3% du Produit intérieur brut (Pib) en 2024 à 2,8% en 2025. En 2026, ce déficit pourrait être de 2,7%, et de 2,4% en 2027. Selon le Fonds monétaire international (Fmi), au mois de février dernier, l’encours de la dette s’élevait à 60,5% du Pib au titre de 2024. Conséquence : le risque de surendettement serait limité.
Selon le même Rapport, la croissance a atteint 8,1% en 2025 contre 7,5% en 2024. Elle serait de 7,0% cette année et de 7,1% l’année prochaine. Trois principaux moteurs sont à la base de cette progression. Le premier concerne les travaux publics avec +9,8%. Le deuxième est le textile avec +9,3%. L’industrie agroalimentaire, troisième moteur, affiche +8,4%. La Bad relève par ailleurs que les investissements massifs et l’amélioration des exportations ont soutenu les activités économiques. De ce point de vue, la Zone industrielle de Glo-Djigbé (Gdiz) aurait positivement joué sur la valeur ajoutée des exportations. Ce qui a réduit le déficit courant. Il est passé de 6,2% du Pib en 2024 pour 5,2% en 2025. La tendance devrait se poursuivre les années à venir. La stabilité des prix serait un atout. Car l’inflation a été ramenée à 1,1% en 2026, à 1,2% en 2024 puis à 1,1% en 2025.
Malgré ces performances élogieuses, le Rapport de la Bad indique que les recettes intérieures ne sont pas suffisantes pour couvrir les besoins de financement du pays. Ce qui est inquiétant, d’autant qu’il faut craindre pour les citoyens le renchérissement des taxes et impôts. D’où la nécessité d'une veille permanente du Gouvernement.

