Le 23 mai 2026 à minuit, l’ancien président de la République, Patrice Talon, a fini ses deux mandats constitutionnels. Il a ainsi dirigé le pays pendant plus de 10 années. à l’heure du bilan, les chiffres foisonnent par rapport à la dimension économique. Selon les statistiques officielles, le taux de croissance qui était autour de 3% en 2016 est passé à 7,5% en 2025. Le taux d’inflation serait maintenu autour de 2,2% ; de même, la dette publique serait maîtrisée à 52,4% du Produit intérieur brut (Pib).
Par ailleurs, des actions ont été menées pour créer les conditions d’une économie florissante. Ainsi, le bitumage du réseau routier a connu une croissance fulgurante. De 2.300 kilomètres à peu près de routes bitumées, il est à noter plus de 3.800 kilomètres de réseau routier bitumé. Des milliers de kilomètres de pistes de desserte rurale ont été aménagés, selon des sources du ministère en charge de l’Agriculture. Tout ceci aurait favorisé la fluidité des transports des produits agricoles et des marchandises sur toute l’étendue du territoire national, avec des effets positifs sur le commerce.
La filière coton a connu un boom. La production a doublé avec plus de 600.000 tonnes de coton graines qui placent le Bénin au rang de premier producteur de l’or blanc en Afrique de l’Ouest. La Zone Industrielle de Glo-Djigbé est apparue comme un levier important pour booster l’économie avec ses multiples fonctions. Au total, plus de 9.000 milliards de Fcfa ont été investis en 10 années, selon les sources officielles, pour la prospérité de l’économie béninoise. Certes, les performances économiques sont indéniables. Seulement, le bémol est dans la répartition inégale des richesses qui exclut le grand nombre des Béninoises et Béninois. D’où la correction à opérer par le nouveau pouvoir.


