
Illustration budget
Au lendemain de son investiture, le président de la République Romuald Wadagni a introduit à l’Assemblée nationale un projet de correction du budget général de l’état exercice 2026. Réunis en plénière le vendredi 19 juin 2026, les députés ont adopté en procédure d’urgence et à l’unanimité, la loi corrective des finances. Elle est équilibrée en recettes et en dépenses à 4.148,357 milliards de Fcfa.
Initialement arrêté à 3.783,984 milliards de Fcfa, le budget correctif s’est accru de 364,373 milliards de Fcfa. Conscient que la loi de finances est le principal levier de la Nation, le président de la République a sollicité cet ajustement budgétaire pour tenir compte des priorités du Gouvernement. Ainsi, la réaffectation est faite sur plusieurs plans. Le premier, c’est le renforcement des dépenses sociales. à cet effet, on note l’étendue de la gratuité de l’école. Toutes les filles dès la rentrée scolaire 2026-2027 sont exemptes du paiement des contributions scolaires, du primaire à l’enseignement secondaire. Aussi, des magasins de stockage sont prévus pour les vivres dans les écoles dotées de cantines. Dans le secteur de la santé, une dotation est prévue pour prendre en charge dès leur admission, tous les patients sans ressources financières suffisantes pour faire face aux urgences. Une ligne de crédit est prévue pour prendre en charge la nutrition des nouveau-nés pendant les 1.000 premiers jours.
Des mesures d'appui ont également été prises au profit du secteur agricole.Une dotation est en effet prévue dans le budget rectificatif pour accompagner et encourager les paysans à accroître leurs rendements et par ricochet, la production agricole. Ce sont là de belles ambitions contenues dans le budget rectificatif. Pourvu que des inventions de faux frais si fréquentes dans l’enseignement ne les inhibent pas.

