Une production de 700.000 tonnes de coton graine est projetée par le Gouvernement béninois pour la campagne 2026-2027. Ce qui constituerait un record non seulement pour le Bénin, mais aussi pour la sous-région ouest africaine.
Avec ce tonnage, la production de l’or blanc connaîtrait une croissance de 8% selon les documents du ministère en charge de l’Agriculture, de l'élevage et de la Pêche. En effet, pour la campagne précédente, elle était estimée à 647.290 tonnes. Pour le Gouvernement, il est question de maintenir le leadership du Bénin dans cette filière en Afrique de l’Ouest. Par conséquent certaines mesures incitatives sont prises. Pour cela, l’Exécutif a prévu une prime de 10 Fcfa par kilogramme à reverser aux cotonculteurs si le seuil de 700.000 tonnes est atteint. Ce qui fait 7 milliards de Fcfa à distribuer. De même, des mesures de soutiens aux agriculteurs sont envisagées par rapport aux prix des engrais et des pesticides. Une panoplie de mesures prises pour augmenter la production agricole avec en tête, la filière coton. A priori, le jeu en vaut la chandelle pour l’économie béninoise qui gagnera d’importantes devises avec la filière.
Seulement, on ne le dira jamais assez, derrière ce gain pour l’économie béninoise se cache une situation peu enviable. En outre, selon plusieurs études, la culture du coton conventionnel avec l’usage d'engrais chimiques et des pesticides entraîne de graves conséquences sur l’environnements (pollution de l’eau, dégradation des sols…). Aussi, dans les zones productrices de coton, les populations sont exposées à de nombreuses maladies conduisant parfois à des handicaps physiques et à a perte de vue. Dès lors, il devient impérieux pour le Gouvernement d’évaluer l’impact négatif de la production de coton sur les populations afin de choisir la bonne option.


