Le baptême, une semence de la foi

Bapteme
«Soyez toujours dans la joie du Seigneur; laissez-moi vous le redire : soyez dans la joie », nous dit Saint Paul dans sa lettre aux Philippiens. Le baptême est un don de Dieu, qui nous rend fils de Dieu le Père. Une petite semence de foi est une grâce reçue de Dieu. Vous serez baptisés dans l’eau et le feu, dit Jésus. Un baptisé est un chrétien qui doit agir par sa foi. La Bienheureuse Lorenza Longo disait : « Un petit peu de foi m’a sauvée ». La foi authentique bien vécue avec joie, nous sauve.
Voici une histoire qui peut nous aider à ne pas édulcorer notre foi à la suite du Christ :
Aloys Kamau est né à Njombe (Kenya) en 1929, au sein d’une famille de l’ethnie Kikuyu. À l’époque, le Kenya était sous la domination britannique. À dix ans, Kamau fut envoyé à l’école de Muthangari et plus tard au collège de Karima, fondé par les Missionnaires de la consolation. À cette époque, Kamau connut Jésus. Le 6 janvier 1945, fête de l’Épiphanie, Kamau reçut le baptême et le nom d’Aloys. Il continua ses études. Il dit à son papa : je voudrais devenir enseignant. Aloys reçut son diplôme de maître-enseignant. Il donnait aussi des cours de catéchisme. Les Évangiles dans la langue Kikuyu aident à approfondir la connaissance de Jésus. Mais pendant les années 1950, le mouvement nationaliste Mau Mau se radicalise. « Nous devons rejeter la religion des Blancs et nous attacher aux traditions de nos ancêtres. Nous adhérons au mouvement Mau Mau ». Aloys priait en disant: « j’aime mon pays, mais je suis disposé à voir mon cou tranché net par amour de ma foi, si l’occasion se présente ». Sa mère lui disait : « Mon fils, accepte de prêter serment je t’en supplie, pour ta sécurité et celle de ta mère qui t’a mis au monde ». « Non, dit-il, je ne peux pas, maman ». « Je suis une pauvre veuve. Veux-tu me laisser seule? Quelle misérable bénédiction, être la mère d’un condamné à mort! » « Si on me tue, tu seras une femme bénie », répondit le fils. Aloys, attristé par l’attitude de sa mère, se réfugie dans la prière.
La rumeur se répandit qu’Aloys refusait de prêter serment. Ses amis essayaient de le convaincre : « Fais semblant et puis tu vivras et tu iras où tu voudras ». « Non! », répondit il.
« Mon frère, Aloys ne veut pas protéger sa vie ! ». L’un d’entre eux pose la question à Aloys : « Que penses-tu faire? » Et il répond : « Suivre le Christ ».
Et le jour arriva. Les Mau Mau prirent Aloys et l’emmenèrent dans la forêt. « Prends la fuite, Aloys! Ils vont te tuer ». Et il répondit : « Non, je reste pour donner la preuve que je suis fidèle à ma foi ».
« Aloys, prête serment pour manifester ta haine vis-à-vis des Blancs et le refus de leur religion, le Christianisme ». « Je ne prêterai pas le serment ; faites de moi ce que vous voulez. Jésus est avec moi ». Aloys fut tué et coupé en morceaux. C’était le 4 avril 1953. Son corps ne fut jamais retrouvé, mais sa résistance héroïque et son attachement à la foi font de lui un héros de la foi jusqu’à nos jours.
Chers parents, catéchistes, voici un enseignement exemplaire pour motiver nos enfants, nos catéchumènes à garder la foi authentique sans se laisser entraîner par d’autres religions, fussent-elles endogènes. Et toi baptisé, souviens-toi des interrogations qu’on t’a faites et de tes réponses lors de ton baptême.


