Déjà à l’aube de chaque jour, force est de constater combien l’homme se donne de la peine, se met en mouvement dans tous les sens pour gagner sa vie, pour amasser, pour chercher ce qui a de la valeur, ce qui peut le rendre heureux. Michel Hubaut dit à cet effet que les hommes sont et restent comme des enfants fascinés par quelque « course au Trésor » et qu’à chaque âge de la vie, ce trésor peut prendre un visage différent. C’est ainsi que la plupart des instituts de sondage attestent qu’après les interrogations auprès des gens, on peut noter une variété d’éléments de ce que ces derniers estiment comme ayant plus de valeur, ou constituant un trésor pour eux. Parmi ces réponses, des plus populaires que ces instituts obtiennent, on peut noter : les richesses matérielles en concurrence : l’argent, l’or, la maison, la voiture, le travail, un être dont on est amoureux, la vie familiale, etc.
Pour Mass Maqan Diabaté, le véritable trésor, c’est de pouvoir compter sur les autres. Pour le président Monson, le vrai trésor, ce n’est pas l’or ou les bijoux, ce sont les gens qu’on aime. Il raconte à cet effet qu’« une mère avait un coffre à trésor auquel elle tenait beaucoup. Quand ses enfants ont ouvert le coffre, ils y ont trouvé des photos d’eux. Le trésor de cette mère était donc sa famille ». Ainsi, chaque homme définit son trésor selon sa conception. Mais avec tout ce qu’on vient d’énumérer constituant le trésor des uns et des autres, l’homme peut-il assouvir cette soif infinie de bonheur ?
Le « petit Robert » définit le trésor comme un ensemble de choses précieuses amassées pour être conservées, une grande richesse concrète qui peut être employée utilement. En effet, les trésors de la terre sont tous des biens matériels éphémères que nous possédons, ou que nous voulons posséder pour mener une vie confortable et aisée. C’est un droit pour l’homme de chercher par des voies et moyens ce qui peut le mettre à l’aise et assumer sa postérité. Mais ce qui pose problème, c’est que nous sommes asservis par ces choses passagères, de sorte qu’elles nous détournent du vrai trésor pour lequel nous sommes appelés et pour lequel nous devons amasser pour le Ciel, en mettant nos trésors de la terre au service de Dieu et de nos frères. Le pape François dans sa méditation du 21 Juin 2013 dit en effet que « l’amour, la charité, le service, la patience, la bonté, la tendresse » sont les beaux trésors. Anselm Grun aussi dira que le vrai trésor peut être comparé à l’image intacte de Dieu en nous. Les Pères de l’Église comparent le vrai trésor à Jésus-Christ. Caché dans les Écritures Saintes, Dieu est donc le seul et vrai trésor qui englobe tous les beaux trésors dont parle le Pape François, Anselm Grun et les pères de l’Église. Dieu qui s’est révélé et rendu concret en Jésus-Christ est le Seul et Vrai Trésor, parce qu’il est le seul éternel, qui dure dans le temps, transcende l’espace ; le seul qui peut rendre l’homme profondément heureux et constituer sa vraie richesse. Le pape François dit : « Je n’ai jamais vu un camion de déménagement derrière un enterrement, un cortège funèbre ».
Chers amis, quel est donc votre trésor ? Puisque « là où est ton trésor là aussi sera ton cœur » (Mt 6, 21).



