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CAREME 2026

Les fidèles entament la Semaine Sainte

La Croix du Bénin27 mars 202614 vuesJournal N° 1856
Les fidèles entament la Semaine Sainte

Le dimanche 29 mars 2026, dimanche des rameaux, les fidèles catholiques effectuent leur entrée dans la Semaine Sainte, semaine chargée d'événements importants pour leur foi

Commencé le 18 février dernier par le mercredi des cendres, le carême chrétien entre dans sa phase ultime avec le dimanche des rameaux qui introduit les fidèles dans la Semaine Sainte. Elle est chargée d’événements importants pour la foi, notamment le mystère de la passion-mort et résurrection du Christ.
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► Dimanche des rameaux : Une tradition chrétienne

Par Didier HOUNKPÈKPIN

►  Dimanche des rameaux : Une tradition chrétienne

IIllustration d'ne grande procession de rameaux

Le dimanche 29 mars est le dimanche des rameaux. Ce dimanche rassemble exceptionnellement beaucoup de croyants dans les églises catholiques. Cette tradition mérite d’être mieux comprise.
Le dimanche des rameaux invite à la méditation sur le sacrifice, la rédemption et l’amour divin. Ce qui est célébré ce dimanche, c’est l’accueil triomphal de Jésus à Jérusalem. Cette célébration introduit la Semaine Sainte, semaine de profonde réflexion spirituelle pour les croyants. Le dimanche des rameaux signifie la victoire du Christ sur la mort, et sa promesse de vie éternelle. Il nous prépare au vendredi saint qui est le jour de sa crucifixion, et à la Pâque où est célébrée la Résurrection.      D’où vient la fête des rameaux ? Son origine remonte aux récits bibliques du Nouveau Testament décrivant l’entrée triomphale du Christ à Jérusalem, accueilli par une immense foule tenant en main des branches de palmier qu’elle brandissait en signe de respect et d’honneur au Messie. Cela anticipe les événements centraux de la foi chrétienne, à savoir : la passion du Christ et sa résurrection. Les fidèles catholiques et ceux d’autres confessions chrétiennes   brandissent des branches vertes pendant les processions du dimanche des rameaux. Cela s’effectue lors de la procession durant la semaine précédant immédiatement le dimanche de pâques. C’est une tradition qui est ancrée dans la célébration des rameaux depuis le VIe siècle en Orient, et VIIIe siècle en Occident. Cette célébration désigne la reconnaissance du Christ comme Messie par le peuple. Selon la Tradition, les différentes variétés de rameaux verts sont alors utilisées pour unir les croyants du monde entier dans cette même célébration du dimanche des rameaux.   Différentes variétés de rameaux usuels Quatre types de rameaux sont identifiés et utilisés dans le monde : des branches de palmier, des rameaux d’olivier, des rameaux de laurier, des rameaux de buis. Ces différents types de rameaux s’utilisent dans différentes régions du monde. Chaque type de rameau renvoie à un symbolisme spirituel. Les branches de palmier sont utilisées, selon la tradition chrétienne, le dimanche des rameaux pour la commémoration de l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem en tant que Messie, reconnu par la foule nombreuse qui tenait en main des branches de palmier en signe de la victoire de Jésus sur la mort, son triomphe final sur le péché et la mort. C’est une anticipation de la Résurrection. La branche de palmier symbolise la victoire dans la tradition chrétienne. Le rameau d’olivier est utilisé dans les régions méditerranéennes, ou dans le Sud de la France. L’olivier rappelle la bénédiction et la pureté selon les pratiques antiques. Son utilisation le dimanche des rameaux est l’expression du désir de paix que Jésus apporte à l’humanité. Dès qu’il est béni, le rameau d’olivier évoque la réconciliation entre Dieu et l’homme que le Christ accomplit. C’est une interpellation à vivre en paix avec les autres. Il signifie paix et réconciliation. Le rameau de laurier évoque la gloire éternelle et la victoire spirituelle que la Résurrection du Christ génère. Il est utilisé dans toutes les régions où les rameaux de palmiers n’existent pas, comme en France par exemple. Là où les palmes ou les oliviers ne sont pas disponibles, on peut utiliser les rameaux de buis dont le symbolisme est la continuité de la vie, et la foi qui ne faiblit pas. Ces feuilles sont persistantes. Quand ces feuilles sont bénies le dimanche des rameaux elles connotent l’immortalité de l’âme, la promesse de vie éternelle qu’offre la Résurrection de Jésus.   Que deviennent les rameaux une fois bénie ? Le prêtre bénit solennellement les branches des rameaux en obéissant à une tradition ancrée dans la liturgie catholique, avant la procession ou au début de la messe. Cette bénédiction traduit la protection divine sur les fidèles qui les reçoivent et sur leurs foyers. Cela symbolise la présence de Dieu dans leur vie quotidienne. Une fois bénis pendant la messe, ces rameaux deviennent des symboles de bénédiction, de foi, de protection que doivent conserver les fidèles jusqu’à l’année suivante. Ces branches doivent être placées à des endroits de prière dans les maisons et près de la croix pour rappeler la foi et la protection divine. Elles deviennent ainsi des sacramentaux rappelant la victoire du Christ sur la mort et méritent d’être conservées avec respect jusqu’à l’année suivante. Elles sont alors brûlées pour obtenir les cendres du mercredi des cendres en créant ainsi un cycle spirituel significatif dans le calendrier liturgique. C’est un signe de la continuité de la foi et de la transmission des traditions sacrées à travers des générations.
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► Réussir sa Semaine Sainte avec Saint François de Sales : regarder le Crucifié, apprendre l’abandon

Par Innocent ADOVI

►  Réussir sa Semaine Sainte avec Saint François de Sales : regarder le Crucifié, apprendre l’abandon

Le Christ portant sa croix

Au cœur de la Semaine Sainte, l’Église nous invite à poser notre regard sur le Christ en sa Passion. Pour Saint François de Sales, cette contemplation n’est pas un simple souvenir, mais une véritable rencontre : en regardant le Crucifié, nous apprenons à aimer, à nous abandonner et à entrer déjà dans la joie de la Résurrection.
»Tout par amour, rien par force ». Face à la Croix, nous pourrions être tentés de voir seulement la souffrance. Pourtant, François de Sales nous invite à aller plus loin : regarder le cœur du Christ, doux et humble. Jésus ne subit pas la Passion comme une fatalité. Il l’accueille dans un amour total. Il ne répond pas à la violence par la violence, mais par la douceur. Il ne condamne pas, il pardonne. Il ne se défend pas, il se donne. Contempler le Crucifié, c’est découvrir un Dieu qui aime jusqu’au bout. Dans le silence de la prière, chacun peut simplement se tenir là, intérieurement, et regarder Jésus sur la Croix en se disant : « Voilà jusqu Dieu maime ». Ce regard transforme peu à peu notre cœur.   Apprendre l’abandon confiant La Passion du Christ nous enseigne un chemin difficile mais libérateur : celui de l’abandon. Sur la Croix, Jésus prononce ces mots : « Père, entre tes mains je remets mon esprit ». Ce n’est pas un geste de résignation, mais un acte de confiance absolue. Dans nos propres vies, nous résistons souvent face aux épreuves et à l’inconnu. Nous voulons maîtriser, contrôler, prévoir. François de Sales nous rappelle que la paix ne vient pas du contrôle, mais de la confiance. S’abandonner à Dieu, ce n’est pas tout comprendre, mais croire que Dieu agit, même dans ce qui nous dépasse. Cet abandon se vit concrètement dans des gestes simples : accepter une situation difficile sans révolte intérieure, remettre à Dieu une inquiétude persistante. Peu à peu, le cœur s’apaise. Face au crucifié qui se donne au lieu de s’imposer, François de Sales insiste aussi beaucoup sur cette vérité : la vie chrétienne ne doit pas être vécue dans la contrainte ou la peur, mais dans l’amour. Cela change tout. On ne devrait pas prier ou aller à l’église par obligation ou contrainte, mais par désir de relation. De la même façon, on devrait résister à la tentation de vouloir convertir sous la pression. Ce qu’il faut faire, c’est susciter l’élan du cœur. De sorte que nul ne suive  le Christ par peur, mais mû  par l’amour. Pendant la Semaine Sainte, il convient que chacun s’interroge : Est-ce que je vis ma foi comme un poids… ou comme une réponse d’amour ? Dieu ne nous demande pas d’être parfaits immédiatement, mais de nous laisser aimer et de répondre, à notre rythme. Enfin, en cette Semaine Sainte, il est surtout fondamental de se convaincre que la Croix n’est pas la fin. Elle est juste un passage. En contemplant le Christ crucifié, en apprenant à nous abandonner comme lui, nous nous préparons à accueillir la lumière de Pâques. La Résurrection n’est pas seulement un événement à célébrer, c’est une vie nouvelle à recevoir. Mais cette joie ne peut vraiment être goûtée que si le cœur a traversé la Croix en laissant mourir ce qui nous enferme, en renonçant à ce qui nous éloigne de Dieu et en choisissant l’amour plutôt que la peur. Alors, comme le dit François de Sales, l’âme devient disponible à la grâce.   Un chemin simple pour vivre cette Semaine Sainte Voici une démarche concrète pour ces jours saints : Prendre un temps de silence chaque jour Se placer intérieurement au pied de la Croix. Lire un passage de la Passion Et imaginer la scène, simplement, avec le cœur. Parler au Christ
Lui confier ses peines, ses peurs, mais aussi son désir d’aimer. Poser un acte d’abandon Répéter intérieurement : « Seigneur, que ta volonté soit faite, parce que tu es amour! » Attendre la lumière de Pâques Avec confiance, même dans l’obscurité. Comme un disciple au pied de la Croix, nous apprenons peu à peu ce mystère : perdre pour recevoir, lâcher pour accueillir, mourir à soi-même pour vivre en Dieu. Et lorsque viendra la joie de la Résurrection, notre cœur, purifié et abandonné, pourra enfin comprendre ce que signifie : « l’amour ne passera jamais » (1Co 13,1-8).
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« Je ne participe pas seulement aux célébrations, je les vis »

Par (Propos recueillis par Innocent ADOVI)

« Je ne participe pas seulement aux célébrations, je les vis »

François-Xavier Houssou, Pèlerin

Des pèlerins parlent du mystère vécu en Terre Sainte
L’expérience du Pèlerinage en Terre Sainte m’a permis de renforcer ma foi à travers mon quotidien et de la vivre pleinement. Lorsqu’on a visité le lieu de la Sainte Cène, lorsqu’on a fait le même parcours du chemin de croix sur le même trajet que le Christ, lorsqu’on a parcouru les différentes étapes de la passion jusqu’au Saint Sépulcre, on ne peut en sortir que fort et rassuré. Ce pèlerinage a mis plus de lumière dans mon catéchisme, dans la compréhension des Saintes Écritures et des célébrations de la Semaine Sainte. Je ne participe pas seulement aux célébrations, je les vis.
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« C'est une grâce que je souhaite à tout chrétien »

Par (Propos recueillis par Innocent ADOVI)

« C'est une grâce que je souhaite à tout chrétien »

Alfred Biaou Pèlerin, Responsable de "Talents Plus"

Des pèlerins parlent du mystère vécu en Terre Sainte
Le pèlerinage à Jérusalem a fixé les éléments de ma foi et authentifié ma conviction que la souffrance du Sauveur n’est pas un mythe, mais une réalité vraie et actuelle. Ce pèlerinage reste un stimulant pour ma méditation pendant la Semaine Sainte. Je fais le chemin de croix en méditant sur ce mystère et toutes les souffrances de Jésus-Christ. Il y a beaucoup de plaies que mon passage à Jérusalem m’a permis d’entrevoir : le site et le chemin parcouru par le Christ. C’est une grâce que je souhaite à tout chrétien.
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« J’ai vécu une expérience de grâce inoubliable »

Par Propos recueillis par Innocent ADOVI

« J’ai vécu une expérience de grâce inoubliable »

Lucien Akouègnon Pèlerin

Des pèlerins parlent du mystère vécu en Terre Sainte
Le pèlerinage en Terre Sainte a été une expérience qui a renforcé ma foi en Dieu. Ce voyage m’a permis de toucher du doigt les réalités que nous lisons dans la Sainte Bible. Du Jardin des Oliviers en passant par le chemin qu’a emprunté le Seigneur Jésus-Christ quand il portait sa Croix jusqu’au Calvaire, sa mort sur la croix, et le Saint Sépulcre, j’ai vécu une expérience de grâce inoubliable. Un témoignage poignant : depuis 3 ans, je n’avais plus revu mes enfants gardés par leur maman. Quand j’ai visité la tombe de Jésus-Christ, j’y ai laissé les photos des 3 enfants tout en demandant à Jésus de me les ramener. à notre retour à Cotonou, c’est la maman des enfants qui m’appelle en me demandant de venir chercher les enfants. Voilà la puissance de Jésus-Christ, et cette foi que j’avais en lui qu’il pouvait m’écouter et accéder à ma doléance. Nous devons vivre la Semaine Sainte avec foi et ferme conviction qu’avec sa souffrance, Jésus-Christ ne nous abandonne pas. Que cette Semaine Sainte nous apporte la Paix, le bonheur et la joie !
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« Dieu seul permet ce qui nous arrive dans la vie »

Par Propos recueillis par Innocent ADOVI

« Dieu seul permet ce qui nous arrive dans la vie »

Maman Angèle Avodagbé Amadji, Pèlerine

Des pèlerins parlent du mystère vécu en Terre Sainte
A l’écoute de Jésus qui est la Parole vivante de Dieu le Père, je comprends que Dieu seul permet ce qui nous arrive dans la vie. Il nous faut donc accepter et faire sa volonté. Jésus, Lui-même, a dit dans son agonie : « Père ... que se fasse ta volonté ». Restons à l’écoute de Jésus. Prenons notre croix et suivons-le chaque jour. Lui qui nous a dit : « Qui me suit, ne marche pas dans les ténèbres, il a la Lumière de la Vie ». Comme les premiers chrétiens qui vivaient en communautés, nous aussi, dans notre association Apts, nous formons une famille qui édifie.
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« Je suis ressortie du tombeau de Jésus avec plein de joie »

Par Propos recueillis par Innocent ADOVI

« Je suis ressortie du tombeau de Jésus avec plein de joie »

Soeur Ida Donkpègan Pèlerine, Soeur de Saint Augustin du Bénin

Des pèlerins parlent du mystère vécu en Terre Sainte
Le pèlerinage en Terre Sainte ne se raconte pas. Il se vit. De la Parole ou de l’écrit biblique, nous rentrons dans la réalité de l’incarnation de Jésus-Christ. à toutes les célébrations, j’ai l’habitude de me projeter directement sur la Terre d’Israël où Jésus a vécu ces événements dont nous parle l’évangile. Mais une seule chose a retenu mon attention, c’est le chemin de croix du Vendredi Saint qui se déroule aujourd’hui à travers les ruelles de Jérusalem. On suit pas à pas Jésus jusqu’au Calvaire, et lorsqu’on est effectivement présent d’esprit et de corps, on est habité par une souffrance interne et un dédain pour les péchés. Les réalités sont tellement présentes qu’on s’imagine encore vivre au temps de Jésus il y a 2000 ans. Lorsque j’ai visité le tombeau de Jésus vide, je suis ressortie avec plein de joie qu’un jour, le face-à-face sera vécu de cette façon. à chaque Semaine Sainte, principalement lors du triduum pascal, je revis les événements comme si j’étais encore sur la Terre Sainte. Je prête attention aux mots et aux écrits proclamés ces jours-là pour pouvoir être en connexion avec les lieux que mes pieds ont foulés par trois fois. Mon passage sur cette Terre Sainte me fait actrice de la Parole de Dieu proclamée. 

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