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Le chapelet

Par Père Charles ALLABI2 juillet 2026124 vuesJournal N° 1870
Le chapelet

Chapelet

Possédez-vous un chapelet ? Il y a l’objet Chapelet et ce à quoi il sert, c’est-à-dire la prière qu’il aide à faire.

L’objet : Littéralement, c’est le «petit chapeau», au sens de Couronne. Le mot a ainsi une origine analogue à celle de Rosaire: l’un et l’autre viennent de l’usage, au Moyen-âge, de couronner de roses les statues de la Vierge, chaque rose symbolisant une prière. D’où l’idée de se servir d’un collier de grains pour prier la Vierge Marie. L’usage était déjà en vigueur au XIIe siècle lorsque Saint Bernard contribua à le développer. Saint Dominique en fit autant au XIIIe siècle. et prescrivit à ses religieux de porter un chapelet à la ceinture. Le chapelet comporte cinq séries de dix grains, chaque série étant suivie d’un grain séparé.

La prière : Cette forme répond à l’usage qui est fait du Chapelet pour la prière. La récitation du chapelet comporte en effet cinq dizaines d’Ave Maria (Je vous salue Marie), chaque dizaine étant introduite par un Pater (Notre Père) et conclue par un Gloria Patri (Gloire au Père). Un rosaire correspond à la récitation de quatre chapelets depuis que le Pape Saint Jean-Paul II a eu la généreuse inspiration de proposer à toute l’Eglise, les Mystères Lumineux.

Au fait, en priant le Chapelet, nous ne prions pas Marie, nous méditons les Mystères de notre rédemption en sa compagnie pour qu’elle porte à son Fils nos besoins, nos demandes. Dans d’autres religions, on trouve aussi des invocations au dieu en qui on croit au moyen de chapelets. Les Musulmans se servent d’un chapelet de 99 grains correspondant aux différents noms ou attributs donnés à Dieu par le Coran (le centième nom ne devant être révélé qu’au ciel). Les religions brahmanique et bouddhiste connaissent de longue date l’usage d’une prière analogue au chapelet pour la méditation.

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