L’au-delà, la résurrection
Y a-t-il un au-delà après la mort, ou bien l’homme disparaît-il à jamais à ce moment ? C’est la question que depuis toujours se pose l’humanité.
Chaque religion a tenté d’y répondre ; jusqu’au IIe siècle avant J.-C., la conception juive sur l’au-delà ne différait pas de celle de la mythologie gréco-latine, pour laquelle les morts descendent aux enfers, un abime souterrain et obscur, où, réduits à l’état d’ombres, ils menaient une existence terne, pâle reflet de la vie terrestre.
Avec les Livres des Macchabées qui relatent la grande révolte des Juifs contre l’hellénisation qu’on voulait leur imposer au IIe siècle avant J.-C., on voit l’Ancien Testament accéder pleinement à la certitude de la résurrection des corps (2 Ma 7). On la retrouve dans le livre de la Sagesse (Sg 3 a 5). Cette foi, le Nouveau Testament l’affirme avec force, la fondant sur la résurrection de Jésus. Celui-ci, en triomphant de la mort, en a délivré tous ceux dont il s’est fait solidaire par son incarnation. (Rm 6, 6-11 ; 8, 11). Il est comme le premier de cordée qui, entré dans la vie définitive, y entraîne tous les hommes.
Cette vie avec le Christ commence, chez le chrétien, dès la foi de son baptême (Rm 6, 4-7), et se poursuit après la mort en attendant la résurrection finale. Quant à ceux qui, avant leur mort, n’ont pas cru en cette vie avec le Christ (ceux que l’on appelle les non-chrétiens), la qualité de leur rencontre avec Dieu dans l’au-delà est déterminée par leurs actions pendant la vie terrestre (Mt 25, 31-46 et Lc 16, 19-31). Ce qui attend l’homme après la mort dépasse tout ce qu’il peut concevoir ou imaginer. C’est un don de Dieu, un effet de son amour sans limites.



