
Livres apocryphes
Connaissez-vous cette expression ? Elle désigne des livres juifs postérieurement reconnus par l’église comme tout aussi inspirés. Expliquons-nous. En dehors des textes de la Bible canonique‚ il existe de nombreux écrits juifs‚ datant surtout de la période allant du IIe siècle avant Jésus-Christ au 1er siècle de notre ère. On les appelle généralement Apocryphes, du grec apocruphos «caché‚ secret»‚ ayant en effet été souvent composés pour exprimer les croyances et les espoirs de cercles restreints et de sectes. Parfois anonymes‚ ils se mettent le plus souvent‚ tel le Testament d’Abraham‚ sous un patronage illustre. C’est pourquoi les protestants les appellent volontiers Pseudépigraphes‚ c’est-à-dire « écrits sous le nom d'un autre » (la pratique du patronage illustre était d’ailleurs courante‚ et certains des livres des canons juif et chrétien n’y ont pas échappé‚ tel le recueil des Psaumes appelé Psaumes de David à cause de la réputation littéraire du roi).
Cette littérature juive apocryphe‚ très abondante‚ témoigne à sa manière de la foi d’Israël. On peut citer :
- des écrits d’influence pharisienne : psaumes de Salomon‚ IVe livre d’Esdras‚ Apocalypse de Baruch ;
- des écrits d’inspiration essénienne : Hénoch‚ les Jubilés‚ le Testament des douze patriarches;
- les écrits proprement esséniens: Documents de Damas‚ Règle de la Communauté‚ etc.
Les premiers chrétiens ont‚ eux aussi‚ composé des écrits apocryphes - ou pseudépigraphes - en marge du Nouveau Testament.
