Sœur Annick Sounouvou au secours des enfants dialysés

La Soeur Annick Sounouvou remettant un exemplaire de son livre au représentant de la famille Mensah qui a remporté la vente à l'américaine
Le samedi 30 mai 2026, le Chant d’Oiseau sis à Cotonou a abrité la cérémonie de lancement du livre "Professer l’amour, le oui de l’aube" et la sortie du clip "La vie triomphera", deux œuvres de la Sœur Annick Sounouvou, Sarc. La cérémonie s’est déroulée en présence de diverses personnalités civiles et religieuses dont Nadine Padonou, marraine de l’événement, et Louis Vlavonou, parrain et président honoraire de l’Assemblée nationale du Bénin.
Quelle preuve de gratitude que de clôturer le mois de mai, mois de Marie, par un acte de charité ! Dans sa robe bleue, tenue de son Institut, la Sœur Annick Sounouvou brille par sa qualité de « femme de feu ». Et c’est avec émotion qu’elle parle de sa santé recouvrée : « Il y a quelque temps encore, ma vie ne tenait qu’à un fil face à la maladie. J’ai été patiente dialysée de 2021 à 2025. Mais Dieu, dans son infinie miséricorde, m’a rendu le souffle après l’épreuve de la greffe. Cette intervention n’a pas été uniquement un acte chirurgical. Elle fut pour moi le berceau d’une espérance nouvelle », déclare-t-elle.
Selon Stephens Akplogan, Directeur général des éditions L’Harmattan Bénin, Professer l’amour, le oui de l’aube comprend 7 parties, 17 chapitres et 242 pages. « Nous ne sommes pas en face d’un théâtre de la grâce avec un metteur en scène et des vedettes obscures, mais au cœur d’une présence secourable qui a traversé les désespoirs d’une âme consacrée », précise-t-il. Il s’agit en réalité d’un récit autobiographique de l’autrice qui porte sur son enfance, ses 25 années de vie religieuse et l’épreuve de la maladie avec en toile de fond, la grâce du Seigneur. « Se raconter pour rendre grâce à Dieu et rendre témoignage aux hommes est une œuvre de conscience », écrit Mgr Fidèle Agbatchi, le préfacier de l’œuvre.
Espérance-Renaissance
Au-delà de ces deux œuvres, Sœur Annick Sounouvou porte le projet "Espérance-Renaissance", une initiative de l’Ong Cri d’amour, destinée à soutenir les enfants atteints d’insuffisance rénale au Bénin. C’est cette compassion de l’autrice, qualité fondatrice de la Communauté de l’Emmanuel, qui a encouragé Louis Vlavonou à soutenir le projet et la vente à l’américaine faite séance tenante. « Dans le cas d’espèce, les fonds vont servir à prendre en charge les urgences pédiatriques en néphrologie. Ils vont servir à donner de l’espérance à des familles. Car un enfant qui souffre de maladie rénale, c’est une famille en détresse, une mère inquiète, un père désemparé », déclare Professeur Jacques Vigan, néphrologue. Son intervention est appuyée par celle de Dame Flore dont la fille de 11 ans souffre d’insuffisance rénale depuis quelques années. Ce qui relance l’appel des uns et des autres à soutenir l’autrice et à plaider auprès du Gouvernement béninois, afin de subventionner le traitement des personnes dialysées.
L’expérience missionnaire et communautaire de la Sœur Annick Sounouvou a été présentée au début de la cérémonie par le Père épiphane Nayéton, Vicaire épiscopal chargé des Instituts de vie consacrée et des sociétés de vie apostolique à Cotonou. Elle est une religieuse béninoise consacrée au service de Dieu au sein de l’Institut des Servantes de l’amour rédempteur du Christ (Sarc) depuis le 31 mai 2001. Elle est titulaire d’un Doctorat en Droit canonique et d’un Master en Management et Gestion de projet. Elle travaille dans les domaines de la formation, du leadership religieux, de l’accompagnement spirituel et de l’action sociale. à l’ouvrage, elle exerça de multiples charges jusqu’à celle de Gardienne Supérieure générale de Communauté. Le coffret Professer l’amour, le oui de l’aube et le compact disc La vie triomphera sont en vente à 25.000 Fcfa.





