► Mystère et bravoure des femmes
Au regard du sacrifice consenti par les femmes, il convient de leur accorder une juste place dans la société. La fête annuelle des mères se présente comme une opportunité pour redécouvrir ces sacrifices qui donnent vie à l’humanité et représentent à la fois le mystère et la bravoure de la gent féminine.
Une complicité naturelle existe entre Dieu et une mère. Il pense, conçoit l’être humain que la mère reçoit la mission de porter dans son sein. C’est là la sacralité d’une mère. Avec son enfant, elle entretient aussi une complicité gestative mystérieuse. La vie est le vecteur de cette complicité entre le Créateur et sa créature. Elle est faite mère par grâce pour partager avec Dieu le cœur tendre de mère qui est un attribut absolu de Dieu Lui-même. Une mère devient, dès lors, la transmetteuse de sagesse, de valeurs et non une simple génitrice. C’est elle qui porte de façon angélique toutes les blessures, les déboires, les histoires, les douleurs, les poids, les joies et les secrets de la famille. Une mère mérite tout le respect par crainte de Dieu. Elle ne peut être insultée, mal aimée, dédaignée, maudite, méprisée ou reniée. Aucun homme n’est sans mère. Chacun est inscrit dans les entrailles maternelles à vie. Elle est la gardienne sûre de ses progénitures.
Une mère donne le sentiment d’une langue : la langue maternelle. C’est cette langue qui livre, en réalité, les secrets de la vie. Quand Jésus dit sur la croix à Jean : « Voici ta mère », il dévoile ainsi la grande valeur incontestable d’une mère dans la vie de tout homme ; d’abord, nul ne peut se choisir une mère, elle demeure un don de Dieu pour qui toute mère est belle. Chaque mère convient à chaque homme, car Dieu seul sait donner à l’homme ce qui lui convient.
Couche-tard, lève-tôt
Seule ou accompagnée, elle sait se battre pour nourrir, habiller, loger, soigner et instruire ses enfants. Quelquefois enlisée dans l’extrême pauvreté, elle est motivée par l’espérance de voir un jour, son enfant devenir un lève-honte. Sa bravoure est sans pareille et défie toute masculinité virile. Une mère s’assimile classiquement à l’abnégation. Elle jouit de la capacité réelle et profonde de s’oublier elle-même au profit du bonheur et de l’épanouissement de ses progénitures. Pour elle, l’insomnie est juste un mot car elle est la couche-tard et la lève-tôt dans chaque maison.
On ne peut concevoir qu’on affame celle qui nous a nourris depuis son ventre et ensuite, du lait de ses seins. C’est son droit d’être, à son tour, vêtue, soignée, logée, guidée, nourrie quel que soit ce que cela coûte à chaque enfant même âgé. Car elle sait se priver de tout pour honorer les besoins de ses enfants. Les noms de ses progénitures sont, dans ses mains, gravés. Une mère, c’est l’expression de la résilience qui affronte au quotidien la fatigue, les épreuves et les coups durs sans jamais lâcher du lest. Telle une poule qui couve ses poussins, la mère détient la capacité innée d’éprouver peines et joies de ses enfants avant eux-mêmes. Cette mesure empathique est une caractéristique de nos mères. Dans un élan de vigilance et de protection, elle est dotée d’un sixième sens qui enregistre les intuitions qui sont souvent avérées.






