Le budget général de l’État gestion 2026 adopté par les députés entre en vigueur après sa promulgation par le président Patrice Talon. Il s’élève en recettes et en dépenses à 3.783,984 milliards de Fcfa. Les officiels ont apporté quelques détails nécessaires pour comprendre l’ossature de cette loi de finances, principal levier de développement du Bénin. Ainsi, comparé à l’année 2025, le budget de 2026 est en progression de 6,6%. L’équilibre entre les ressources et les charges est maintenu avec une augmentation de 232,979 milliards de Fcfa. Malgré la situation géopolitique peu favorable, l’Exécutif reste optimiste. Il mise sur la croissance interne tirée par la demande interne et des secteurs comme le transport, le tourisme et les Btp pour améliorer le taux de croissance économique.
Par ailleurs, le budget général de cette année serait performant. Et pour cause, fin septembre dernier, les ressources mobilisées ont atteint 73,6% des prévisions, soit 2.613,2 milliards de Fcfa sur 3.551,0 milliards de Fcfa. À la clôture de l’exercice 2025, il est prévu un taux d’exécution de 99,7%. Les dépenses suivraient la même dynamique. Selon le document budgétaire, le Gouvernement tient à soutenir les moteurs de la croissance tout en renforçant le volet social. Selon les explications fournies par les cadres du ministère en charge des Finances, de l’Économie et de la Coopération, aucune hausse d’imposition ne serait prévue dans le projet de budget 2026. En clair, il n’y aurait pas de nouveaux impôts et taxes pour renflouer les caisses de l’État. Soit !
Mais la pression était déjà si forte qu’il aurait été utile de l’alléger. Et pour en arriver là, le Gouvernement doit prioriser la mise en place des structures créatrices de richesses. Autrement, l’augmentation du budget d’année en année appauvrirait davantage les populations.


