Les femmes appelées à relever le défi des valeurs

Les panélistes en séance d'échanges sur l'éducation
"Mères, relevez le défi d’une génération en quête de valeurs !". C’est autour de ce thème que s’est tenue le 6 juin 2026 à l’école d’initiation théologique et pastorale de Cotonou, la célébration de la fête des mères marquée par des échanges profonds entre experts et participants, à l’initiative de la Fondation "Antou pour Tous".
«Je suis là aujourd’hui à cause de vioutou », confie Francine Aïssi Houangni, Fondatrice de la Fondation Antou pour Tous. Dans ce terme local signifiant « à cause des enfants », elle évoque avec émotion le sacrifice maternel. Elle raconte que bien des fois, sa propre mère aurait voulu partir, abandonner, mais qu’elle est restée, justement pour ses enfants. Son récit a donné le ton à la célébration de la fête des mères, organisée dans la grande salle de l’École d’initiation théologique et pastorale de Cotonou le samedi 6 juin dernier. La rencontre a réuni une centaine de participants, majoritairement des femmes, mais aussi des hommes et des jeunes. Pour la première fois avec "Antou pour Tous", la fête des mères a pris la forme d’un panel. Autour de la modératrice, Milène Hermyone Adjovi, il y a eu trois intervenants: Francine Aïssi Houangni, Gérard Ahyi, psychologue, et Jacques Christian Ouinsou, sociologue.
Ensemble, ils ont abordé les défis éducatifs actuels, insistant sur la responsabilité des mères dans la transmission des valeurs. Les débats ont permis de mieux comprendre ce que sont les valeurs: « un ensemble de comportements que l’individu répète pour vivre en harmonie avec lui-même et avec les autres». Parmi celles à transmettre en priorité, les panélistes ont cité la solidarité, l’entraide, le respect mutuel et la compréhension dans le couple. Des exemples concrets ont illustré ces propos: l’importance de partager du temps en famille, de créer des rituels simples (repas ensemble, prière, échanges quotidiens), ou encore de privilégier l’écoute active. « Il ne suffit pas de communiquer, il faut apprendre à écouter et à comprendre », a souligné l’un des intervenants. Le psychologue a également insisté sur un modèle éducatif équilibré: éviter l’autoritarisme comme le laxisme, pour adopter un style parental « démocratique», fait d’écoute et de respect. Donner du temps à ses enfants, être présent, demeurent un défi majeur dans une société marquée par le rythme professionnel et les contraintes économiques.
Deux séances d’échanges ont permis à une dizaine de participants de partager leurs préoccupations. Les interventions ont enrichi les discussions dans une ambiance conviviale et participative. La fondatrice, vêtue de bleu aux côtés de son époux, également présent et actif dans les débats depuis le premier rang, a salué la qualité des échanges. L’implication de ce dernier a illustré l’importance de l’engagement des deux parents dans l’éducation. Pour 2027, Porto-Novo est déjà annoncé comme ville hôte, suite à la sollicitation d’une participante. À l’issue du panel, les participants ont exprimé leur satisfaction, affirmant repartir avec une moisson abondante. Une photo de famille suivie d’agapes offertes par la Fondation a clôturé la rencontre dans une ambiance fraternelle.
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